Les œuvres
À propos
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Dans mes différentes pratiques artistiques, je cherche deux choses : tout d’abord à placer le corps au centre de l’action créatrice et en second lieu à retrouver, dans la matière et le geste, une forme archétypale qui me relie au monde naturel.
Pour y parvenir je réalise des sculptures en bois et je dessine selon des principes qui animent cette matière naturelle.
Les notions d’intérieur ou d’extérieur impliquent d’emblée leur contraire. On ne peut parler de l’une sans évoquer l’autre.
Se confronter à la sculpture est forcément rencontrer ces deux réalités de l’objet en trois dimensions. Deux réalités auxquelles s’ajoute celle dont le rôle est la médiation : la surface.
Ces trois réalités ne sont pas les trois directions de l’espace mais sont relatives au positionnement du regardeur.
Intégrées à la conception, elles guident la création en intégrant le regard futur.
Bien sûr, les sculptures n’imposent pas une manière unique de voir, mais prédisposent à se placer en fonction de leur nature.
Il y a un symbolisme implicite dans cette conception, mais c’est un symbolisme dépouillé de figuration ou de références sophistiquées pour se réduire à la simple notion de point vue comme fondatrice de chaque nature humaine dans l’infini des singularités.
Si nous faisons un parallèle avec la psychologie, chacun d’entre nous se situe selon un point de vue plus ou moins intérieur, extérieur ou surfacique. De ce point où se trouve notre personne naît notre nature personnelle et ce qui en découle.
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Pour ma part, le lien entre la sculpture et le dessin est génétique.
S’il m’arrive souvent de réaliser une sculpture sans le préalable du dessin, je ne peux me passer de dessiner. Comment, mieux qu’avec le dessin, cheminer en pensée et tester les idées.
C’est aussi une finalité, un objet, le dessin pour lui-même.
Passé le temps court de l’esquisse et du croquis, il y a le temps long du dessin fouillé et appliqué qui réclame une implication entière dans la durée. Une volonté transformée en plaisir par la pratique, d’où l’effacement du temps et une libération de l’esprit.
Ainsi le dessin devient une pratique méditative.
Dans le dessin, je cherche à retrouver ce qui dans le bois illustre la vie de l’arbre et qui sont des principes universels simples, comme la cellule ou l’expansion, observables dans tout organisme.
Le bois en donne naturellement des représentations graphiques.
En premier lieu il y a la veine du bois. Selon des principes élémentaires de géométrie, le tronc de l’arbre est un cylindre, plus ou moins régulier, formé de cercles concentrique ajoutées l’un sur l’autre comme les peaux d’un oignon. En fonction des différentes coupes que nous pouvons faire, une multitude de dessins apparaissent et forment ce que nous appelons communément la veine du bois.
La veine est tantôt droite et parallèle, on parle dans ce cas de bois de fil. Elle peut être flammée et ramageuse on parle alors de dosse, de ronce voir de loupe.
L’évocation graphique s’enrichit pour aller suggérer un relief géographique ou même l’ébullition cosmique.
Dans la matière du bois se trouve une richesse graphique évoquant le monde naturel dans ce qu’il y a de plus archétypal.
Je m’inspire donc du bois, de sa veine visible à l’œil comme de ses cellules d’échelle microscopiques.
Je m’inspire de son principe d’expansion qui exprime la conquête de la vie sur l’espace.